21/11/07
Muhamed Akunad sur internet
Muhamed Akunad est un écrivain chleuh (amazigh marocain)
comtemporain, qui revendique la littérature et la langue amazigh.
Il écrit en tachelhite, dans le Souss-Massa Drâa.
C'est un des importants écrivains actuels amazigh, au Maroc.
Son dernier livre Ijjdigen n'tidi
(http://adlis.canalblog.com/archives/2007/06/18/5342231.html)
est sorti, il y a déjà quelques mois, et a récemment
fait un site internet : http://www.akunad.com
Mr Akunad, vous présente lui-même sur son site personnel, ses livres
et ses poèmes. Et qui mieux que lui, peut en parler ?
Découvrez par vous-même cet artiste comtemporain amazigh
(si vous ne le connaissez pas) incontour-
nable : Muhamed Akunad
18/11/07
Citations- Repris de Justesse (Y. Kherfi)
"On se sentait arabes, on était algériens, on se proclamait berbères, on vivait comme des français, tout cela sans beaucoup de cohérence." Repris de Justesse, de Yazid Kerfi.
(Cf. Fiche de lecture-Repris de Justesse)
"La seule chose dont on se risquait dans la bande à ce sujet, c'était d'évoquer nos origines kabyles, pour ceux qui l'étaient. Là on avait de quoi relever la tête, la Kabylie, les Berbères, peuple fier, premier habitant du pays. La kabylie et ses chanteurs, ses écrivains, ses poètes. Les Kabyles, premiers arrivés en France, car les premiers à crever de faim, mais les mieux insérés et davantage intégrés. Mais ça n'allait pas beaucoup plus loin et on avait du mal à s'y retrouver. On se sentait arabes, on était algériens, on se proclamait berbères, on vivait comme des français, tout cela sans beaucoup de cohérence." Repris de Justesse (Chapitre Algérie), de Yazid Kerfi, Chapitre Algérie.
"[...] Mais c'est moi le mécanicien, et pas n'impore lequel puisque j'ai un diplôme français, c'est donc moi le magicien. On n'en sort pas. Malgré tout, malgré la colonisation, la guerre, les vingts années d'indépendance, les français sont considérés comme plus instruits et plus capables que les algériens. C'est dans la tête, dans l'histoire, dans ce veil atavisme d'infériorité que le Noir et l'Arabe éprouvent à l'égard du Blanc et de l'Européen." Repris de Justesse, de Yazid Kerfi, Chapitre Algérie.
"Durant les premières années, on n'était pas vraiment une bande. Lorsqu'on s'est installé au Val-Fourré en 1967, il y avait peu d'arabes, c'était encore très mélangé.[...] Mais au fur et à mesure, les familles françaises sont partis, remplacées par des familles maghrébines ou d'Afrique Noire.
Au début, on ne se rend pas bien compte combien c'est important d'être mélangés. C'est petit à petit qu'on s'est aperçus qu'on voyait de moins en mois de Français, on n'était plus habitués à leur présence, et on restait entre nous. En réalité, il est demeuré quelques familles françaises, mais c'étaient des jeunes comme nous, c'est-à-dire des gens pauvres. Leurs jeunes ont eu les même problèmes que nous, ils sont tombés délinquants ou toxicos. Les français qui restent dans ce genre de quartier, c'est ceux qui ne peuvent s'en aller, c'est le quart monde." Repris de Justesse, de Yazid Kerfi, Chapitre En bande.
17/11/07
Thèses et Analyses sur Mohamed Khaire-Eddine
Mohamed Khair-Eddine est un des plus grands écrivains berbère (marocain). Depuis cette année, il est d'ailleurs au programme de littérature marocaine.
Vous êtes nombreux à nous demander des analyses sur son oeuvre, ce qui est rare. Toutefois, une doctorante de Casablanca, Zohra Mezgueldi, a fait une analyse sur cet écrivain, disponible (pour une partie) sur internet :
http://www.limag.refer.org/Theses/Mezgueldi/MezgueldiResume.htm
http://www.limag.refer.org/Theses/Mezgueldi/III.htm
Voici aussi une liste de livres (encore une fois merci Zohra Mezgueldi) d'analyse sur les oeuvres de M. Khair-Eddine :
http://www.limag.refer.org/em/Resumes5-2.htm
25/09/07
Le Merveilleux dans les contes berbères, par Abdellah
Lors de notre dernière rencontre littéraire, Abdellah nous a fait une première présentation des contes berbères : le définition du conte, leur place au sein de la société traditionnelle amazigh et dans la société actuelle (de l'audiovisuelle), etc.
Pour poursuivre ce vaste sujet, voici le reste de son analyse des contes dits Merveilleux, dans la littérature berbère.
Analyse d'Abdellah sur les contes berbères (en référence aux contes français du XVIIème siècle), sous format pdf : Les_contes_berb_res_par_abdelrachid
18/06/07
Ijjigen n tidi : le nouveau roman de Mohamed Akunad
Certains d'entres vous, ont certainement entendu parler de Muhemmad/Mohamed Akunad.
Mohamed Akunad est un écrivain tachelhite tres prometteur. Il a déjà écrit un livre en tachelhite (Tawargit d imik), qui s'est fait une bonne réputation, au sein dans notre littérature berbère.
Son 2nd roman, Ijjigen n tidi, vient de sortir.
Espèrons que Mohamed Akunad ne s'arretera pas là...
Voici donc une tres belle présentation et un résumé très complet (en Français) du 2nd livre de Mohamed Akunad : Ijjigen n tidi (en amazigh), par notre ami Lahoucine Bouyaakoubi (Anir).
Version Word : ijjigen_n_tidi
Pour tous ceux intéressés par ce nouveau roman de Muhemmad Akunad, et désireux de se le procurer, n'hésitez pas à nous contacter.
06/04/07
la Revue Tifin
Tifin est une revue des littératures berbères.
Cette revue berbère est née l'année dernière (2006), par un groupe de berberophiles. C'est la première revue franco-berbère. Publiée en Français, elle fait une place belle à l'expression berbère (tous dialectes confondus).
"Tifin Notre découverte est une revue de littératures berbères qui promeut les expressions littéraires et artistiques en langue berbère, dans leurs variétés linguistiques et leurs diversités génériques. Elle vise à les faire découvrir et à les interroger. [...]Cette revue présente un reflet de la culture berbère vécue. Elle fait le lien entre la culture orale qui perdure et la littérature écrite en devenir. Oralité et écriture seront donc côte à côte dans les lignes de cette revue. Car il faut bien l'avouer, nous sommes dans un moment de transition, où la lecture n'est pas encore une activité banale pour les Berbères.[...]" (extraits de la présentation de la revue, sur le site internet)
Pour chaque numéro, est choisi un thème. Ce thème, qui tourne évidemment autour de la culture berbère, peut aussi bien être tourné vers une personne qui a marqué la culture amazigh (comme le numéro n.2, en l'hommage de Mohia), que tourné vers un point important de ce patrimoine littéraire berbère (cf. n.1 : Ecrire et résister).
Pour plus d'informations, leur site internet : http://www.revuetifin.net
Prix de l'abonnement : 35 euros (frais de port offerts) / Prix d"un numéro : 20 euros
Où se procurer un numéro :
Tifin Editions, Maison des associations, Boite N.97, 20 rue Edouard Pailleron, 75019 Paris ;
Les Editions Ibis Press, qui publient la revue : 4 rue des Pariarches, 75005 Paris ;
Vous pouvez aussi trouver (éventuellement) un exemplaire dans une FNAC parisienne.
27/11/06
Qu'est-ce que la littérature Berbère ?
Qu'est-ce que la littérature Berbère ?
La littérature Berbère (en langue berbère) est une littérature avant tout orale.
En effet, si la littérature occidentale n'existe que par son écrit, celle Berbère est de tradition (tres lointaine) orale. C'est sans doute cette différence mal interpreté par certains (comme un manque de culture) qui jette un discredit sur notre littérature fort peu connu et RE-connue (à tort).
La littérature au sens large, Berbère (quel qu'elle soit) tire ses origines en Afrique. La littérature (poèsie, chants de marriage, contes, etc.) est chanté. C'est donc aussi une littérature tres vivante.
Cette littérature communicative qui se transmet en faisant appel un effort de mémoire. Cette important de l'oralité (qui a plusieurs fonction) n'est d'ailleurs pas propre aux Berbères, mais a presque tout l'Afrique de l'Ouest.
Néanmoins, avec l'influence française (notamment) la littérature écrite a emmergé, pour aussi faire connaitre cette tradition orale (qui est souvent mise à l'ecrit) et pour servir de marque (par peur de l'oubli).
Nous présenterons les deux à nos Soirées litteraires. La littérature écrite parce que c'est aussi un bon moyen de faire connaitre sa culture (sans compter nos auteurs qui publient) et l'oral : indispensable!